Appel pour la presse

Rendre visible notre soin de la planète.

Dix ans déjà que l’Accord de Paris nous fait tourner autour du pot : il faut réduire nos gaz à effet de serre, mais comment !

L’OCDE a mené une étude[1] sur toutes les initiatives de traitement du climat de par le monde, révélant plus d’échecs que de réussites. Un invariant y apparaît, ce sont les initiatives d’information qui obtiennent le plus de réduction des gaz à effet de serre.

La norme ISO 14067 définit clairement ce qu’est un kilo de CO2 équivalent… mais qui connait le contenu carbone dans ce que nous achetons, qui sait qu’il y a 30 kg de carbone (équivalent CO2) dans un pantalon, de 50 à 100 dans un téléphone, 200 dans un plein d’essence. Comment comparer pour choisir les achats les moins carbonés, les plus utiles à prendre soin de la planète ?

Car le risque est maintenant avéré que si nous ne faisons rien, nous serons sur une terre étuve comme le définissait l’étude de Will Steffen[2], la moitié de la planète deviendra inhabitable comme le prévoit le 6e rapport[3] du GIEC de 2022.

Il nous faut rendre visible l’effet de nos achats pour que nous puissions nous rendre compte et stimuler les entreprises à décarboner et relocaliser les productions dont nous avons besoin dans nos territoires.

Adapter nos comportements, il faut rendre joyeuse la sobriété, il faut donner envie, en partageant égalitairement les efforts à faire.

Pour cela, l’ancrage comportemental vers la sécurité climatique pourrait être l’étiquetage carbone : rendre visible pour chaque consommateur-citoyen ce que l’achat de produits et de services représente en tant que sources de réchauffement et de chaos climatique. 

Pour généraliser l’étiquetage carbone des produits et services, plus de trente député.e.s travaillent à une loi en ce sens.

Ainsi il faut soutenir l’appel transpartisan aux députés pour une https://loipoidscarbone.fr : il s’agira d’une loi de bon sens pour que tous les contenus carbone soient additionnables en caisse et sur le mois et l’année pour mieux se connaitre, pour que chacun soit responsabilisé. En passant à la caisse, chacun se rend compte des contenus carbone et de leur totalisation, et même éventuellement catégorie par catégorie.

Le transport des marchandises comptant en moyenne pour 20% des contenus carbone, cette meilleure information avantage les produits locaux, des filières de production peuvent être relocalisées, l’emploi peut être amélioré à l’heure où les fermetures d’usine carbonées vont être de plus en plus courantes. Entre l’agriculture, les manufactures et les services, c’est plus de deux millions d’emplois qui pourraient être créés en suivant par exemple les modalisations du Shift Project.

La décarbonation se fera ainsi naturellement : quand les chefs d’entreprises voient le contenu carbone de leurs concurrents, ils se mettent à décarboner pour rester concurrentiels, ils ne veulent pas être considérés comme agressant la planète, ils anticipent et donnent ainsi un coup d’avance aux entreprises françaises.

Le kilo de CO2e serait affiché en Ͼ . La visibilité d’un simple symbole Ͼ (le point dans le C pour poink ou point carbone, disponible sous windows dans l’alphabet grec en tant que sigma lunaire) marque les esprits sans gêner !

C’est juste une info, mais elle fait réfléchir, poser des questions aux enfants, intéresser les citoyens… il ne s’agit pas de faire la morale ou d’une mesure punitive, juste de l’info !

Il nous faut tenter, par une loi d’étiquetage du poids carbone, de faire changer les comportements vers la sobriété. Un tel étiquetage apporte donc le levier sur les entreprises qui voient les poids-carbone plus attractifs de leurs concurrents et sont ainsi stimulés à décarboner. Les pouvoirs publics sont également contraints par la pression des consommateurs à enfin financer la transition. L’étiquetage indique une grandeur physique additionnable, permettant le suivi sur plus longue période que le passage devant un rayon. Une grandeur physique, basée sur la norme ISO 14067 qui évitera les critiques en complexité que subit le planetscore ou même le nutriscore.

Au-delà de l’étiquetage (à peu de frais), les alliés du compte carbone[4] qui initient cette proposition de loi, veulent laisser le choix des moyens de réduction des gaz à effet de serre. Leur film d’une minute explique bien le mécanisme du compte carbone. Leur modèle (à débattre ultérieurement) consiste à donner à chaque Français une dotation de 9000 kg de CO2 équivalent, 9000 points carbone Ͼ, dotation qui servira à « payer » le contenu carbone de tous achats, dotation qui sera renouvelée chaque année avec 6 % de moins pour engager doucement la courbe de décarbonation demandée par les scientifiques et l’Accord de Paris. La bonne nouvelle c’est que 68 % des Français (42 millions) sont déjà en dessous de 9000 kg, la moyenne nationale, ce sera une récompense pour eux alors que les ultrariches devront payer.

Nous invitons tous les Français à manifester leur soutien à la proposition de Loi-Poids-Carbone[5] pour initier un tel cercle vertueux.


[1] https://one.oecd.org/document/ECO/WKP(2022)15/en/pdf

[2] https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.1810141115

[3] https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/#FullReport

[4] https://comptecarbone.cc

[5] https://loipoidscarbone.fr


Les premiers signataires sont en cours de consultation sur les mises à jour :

Jean Jouzel climatologue, Sylvie Ferrari économiste, Yves Cochet président de Momentum, Peggy Munich experte-comptable, Dominique Bourg philosophe des limites planétaires, François Gemenne politologue, Laure Noualhat journaliste réalisatrice, Magalie Viallon physicienne médicale @CHU de Saint-Etienne, Vincent Brémaud coordinateur climat au parti Équinoxe, Benoit Lebot spécialiste transition bas carbone, Michel Coudroy CTC42, Vincent Liegey, sobriétiste, Christophe Devaux vulgarisateur, Alice Brauns UnisPourLeClimat, Valérie Cohen coordinatrice des alliés du compte carbone, Armel Prieur président de l’asso pour l’emploi sans carbone,

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